Dépôt de la demande
La demande doit être déposée par la personne qui souhaite accueillir l’étranger, à la mairie du lieu d’hébergement prévu.
La demande est faite et signée sur place sur le formulaire de demande CERFA n°10798*03, remis au guichet de la mairie.
Pièces à fournir
Le demandeur doit présenter les originaux des pièces suivantes :
- Un justificatif d’identité (pour le Français, l’Européen ou le Suisse : carte d’identité ou passeport ; pour l’étranger non-européen : titre de séjour),
- Un document prouvant sa qualité de propriétaire, de locataire ou d’occupant du logement dans lequel il compte héberger le ou les visiteurs (comme un titre de propriété ou un bail locatif),
- Un justificatif de domicile récent (comme une facture d’eau, d’électricité ou de téléphone ou une quittance de loyer),
- Tout document permettant d’apprécier ses ressources (par exemple bulletins de salaire, dernier avis d’imposition) et son engagement à prendre en charge financièrement l’étranger au cas où il serait défaillant,
- Tout document sur sa capacité à héberger le ou les étrangers dans des conditions normales de logement (en termes de superficie, de sécurité, de salubrité et de confort du logement),
- Un ou plusieurs timbres fiscaux pour un montant de 30 €,
- Si l’attestation d’accueil est demandée pour un mineur non accompagné, une attestation sur papier libre rédigée par ou les détenteurs de l’autorité parentale, et précisant la durée et l’objet du séjour de l’enfant.
Contenu de l’attestation
L’attestation d’accueil indique notamment :
- l’identité du signataire,
- le numéro du passeport, l’identité et la nationalité de l’étranger accueilli, et éventuellement ceux de son conjoint et de ses enfants mineurs qui l’accompagnent,
- le lieu d’accueil prévu et les caractéristiques du logement,
- qui, de l’étranger ou de l’accueillant, s’engage à souscrire une assurance médicale prenant en charge à hauteur d’un montant minimum de 30 000 € les dépenses de santé pour les soins pouvant être reçus durant le séjour en France.
Se munir du numéro de passeport du ou des visiteurs, qui doit être inscrit sur le formulaire.
Coût
30 € à régler par timbres fiscaux ordinaires.
Cette taxe est due même en cas de refus de la demande.
Question-réponse
Une lettre recommandée électronique a-t-elle une valeur légale ?
Vérifié le 22/02/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre), Ministère chargé de la justice
La lettre recommandée électronique (LRE) a la même valeur juridique que celle d’une lettre recommandée au format papier, dès lors qu’elle répond à certaines conditions.
Qu’est-ce qu’un recommandé électronique ?
Une lettre recommandée au format électronique est la version dématérialisée d’un recommandé au format papier.
Elle peut être utilisée dans les mêmes situations que celle en version papier.
Par exemple :
- Le recommandé est obligatoire pour la notification à un salarié d’une sanction disciplinaire, la résiliation d’un bail d’habitation, la demande de renouvellement d’un bail commercial.
- Il est facultatif, mais conseillé, pour une lettre de relance pour un loyer impayé, une pension alimentaire non versée, une promesse d’embauche.
À savoir
Seuls les prestataires de service de confiance qualifiés peuvent fournir le service d’envoi recommandé électronique. Pour trouver un prestataire, vous pouvez consulter la liste publiée sur le site de l’Anssi, à la rubrique « Service d’envoi recommandé électronique« .
Comment ça marche ?
L’expéditeur du recommandé choisit un opérateur sur une plate-forme en ligne qui se charge de l’acheminement.
L’expéditeur dépose sa lettre sur cette plate-forme.
Il doit remplir un formulaire et payer l’acheminement via un site sécurisé.
L’opérateur prévient le destinataire qu’il va recevoir un recommandé.
Si le destinataire n’est pas un professionnel, il peut à ce moment-là refuser le format électronique et exiger un format papier.
Le destinataire, s’il accepte, est alors invité à se connecter sur la plate-forme pour prendre connaissance de son recommandé.
À savoir
Le ministère en charge de l’économie publie un guide pratique de la LRE.
Quelle valeur juridique ?
Pour être juridiquement valable, l’envoi d’une lettre recommandée électronique doit remplir 3 conditions :
- Le prestataire chargé de l’acheminement se porte responsable de la bonne identité du destinataire et de celle de l’expéditeur.
- Les dates d’expédition et de réception de la lettre doivent être garanties et vérifiables.
- Si le destinataire n’est pas un professionnel, son accord préalable est nécessaire (en cas de refus, l’expéditeur doit envoyer le recommandé au format papier).
L’opérateur en charge de l’acheminement délivre à l’expéditeur une preuve du dépôt de sa lettre via un mail. Cette preuve doit être conservée pendant au moins un an.
Avant l’envoi, l’opérateur doit informer le destinataire par mail, qu’un recommandé électronique va lui être envoyé.
Lors de cette information, le destinataire n’est pas informé de l’identité de l’expéditeur. Il en est informé lorsqu’il accepte de recevoir le recommandé.
L’opérateur prévient le destinataire qu’il peut accepter ou refuser le recommandé, dans un délai de 15 jours à partir du lendemain de cette information.
Si le destinataire accepte de recevoir le recommandé électronique, l’opérateur lui envoie.
Si l’expéditeur demande un accusé de réception, l’opérateur le prévient de l’acceptation ou du refus du destinataire. Il met à sa disposition une preuve du refus, de la non-réclamation ou de l’acceptation, au plus tard le lendemain du délai de 15 jours. Cette preuve est un mail qui précise la date et l’heure du refus ou de l’acceptation.
L’opérateur conserve ce mail pendant 1 an au moins.
L’expéditeur a accès à ces informations pendant 1 an.
À noter
Pour les procès-verbaux d’assemblée générale de copropriétaires les notifications et les mises en demeure peuvent se faire par LR électronique ; le destinataire doit être informé de cet envoi par un avis électronique envoyé par le prestataire de service de confiance qualifié.
Et aussi
Pour en savoir plus
-
Guide pratique de la LRE (lettre recommandée électronique)
Ministère chargé des finances
-
Règlement eIDAS du 23 juillet 2014
Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi)
-
Liste des produits et services qualifiés
Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi)