Pacte Civil de Solidarité

Le pacte civil de solidarité est un contrat. Il est conclu entre 2 personnes majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie commune. Les futurs partenaires doivent rédiger et signer une convention. Elle peut également être rédigée par un notaire.

La convention doit être rédigée en Français et comporter la signature des 2 partenaires.

Pour la déclaration conjointe d’enregistrement du Pacs, les futurs partenaires doivent se présenter en personne à leur mairie de domicile et devant un officier d’état-civil ou son représentant :

  1. Une convention de Pacs (Convention personnalisée ou formulaire complété CERFA n° 15726*02) ;
  2. Déclaration conjointe d’un pacte civil de solidarité (Pacs) et attestations sur l’honneur de non-parenté, non-alliance et résidence commune (CERFA n° 15725*03) ;
  3. Un Acte de naissance (copie intégrale ou extrait avec filiation) de moins de 3 mois pour le partenaire français ou de moins de 6 mois pour le partenaire étranger né à l’étranger ;
  4. Une Pièce d’identité en cours de validité (carte d’identité, passeport…) délivrée par une administration publique.

Attention :
Le placement d’un des partenaires sous curatelle ou sous tutelle n’exclut pas que ce dernier puisse conclure un PACS, des documents complémentaires peuvent alors être demandés.

Après avoir enregistré le Pacs, l’officier d’état civil délivre un récépissé d’enregistrement et restitue la convention aux partenaires. Le Pacs figure en mention marginale sur l’acte de naissance des partenaires via l’envoie d’un avis de mise à jour aux mairies de naissances de chacun.

Toute demande d’enregistrement doit faire l’objet d’une demande de rendez-vous à l’adresse suivante : mairie@lissieu.fr

Fiche pratique

Salarié mis à disposition d’une filiale étrangère

Vérifié le 16/08/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Dans un groupe de dimension internationale, un salarié peut être mis à disposition d’une filiale étrangère. Son statut peut être celui du salarié détaché (soumis à la protection sociale française) ou celui du salarié expatrié (soumis au régime de protection sociale du pays d’accueil). Le contrat entre le salarié et l’entreprise d’origine en France peut être maintenu ou pas. Dans tous les cas, l’entreprise d’origine doit rapatrier le salarié à la fin de sa mission.

Tout salarié employé par un groupe disposant d’une implantation internationale peut être mis à disposition d’une filiale à l’étranger.

 Attention :

Toutefois, une clause de mobilité intra groupe (c’est-à-dire une clause dans le contrat de travail qui prévoit à l’avance la possibilité de muter un salarié dans une société du groupe) ne peut pas lui être imposée. Il en est de même pour une clause intra groupe qui prévoit une mutation au delà de la zone géographique précisée dans le contrat de travail : l’accord du salarié est nécessaire.

Aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou discriminé pour avoir refusé, en raison de son orientation sexuelle, une mutation géographique dans un pays où l’homosexualité est un crime ou un délit.

Plusieurs formules sont possibles :

  • Mise à disposition du salarié auprès de la filiale avec maintien du lien contractuel (c’est-à-dire des obligations et des engagements prévus par le contrat de travail) avec l’entreprise d’origine par avenant à son contrat de travail initial
  • Conclusion d’un contrat de travail entre le salarié et la filiale. Dans ce cas, le contrat de travail initial est suspendu. De plus, un avenant au contrat initial précise notamment les conditions du retour du salarié.
  • Rupture du contrat de travail initial (par rupture amiable ou démission) et conclusion d’un nouveau contrat entre le salarié et la filiale

Si le salarié mis à disposition d’une filiale étrangère conclut un contrat de travail avec cette filiale, le droit local s’applique à ce contrat. Toutefois, il peut être choisi, sous conditions, de soumettre le contrat à une autre législation.

  • L’entreprise d’origine du salarié doit le rapatrier (c’est-à-dire le ramener en France) et lui proposer un nouveau poste équivalent à celui qu’il avait avant son départ.

  • L’entreprise d’origine en France doit rapatrier le salarié quelque soit sa faute (simple, lourde, grave) et doit lui proposer un reclassement. L’offre de reclassement doit être sérieuse, précise et compatible avec les précédentes fonctions qu’il avait avant son départ.

  • Si l’entreprise d’origine ne compte pas garder le salarié et qu’elle dispose d’une justification, elle doit mettre en place la procédure de licenciement.

    En principe, le motif de licenciement doit être différent de celui invoqué par la filiale sauf si les manquements du salarié portent atteinte à la réputation de l’entreprise d’origine. Par exemple, le salarié mis à disposition dans le cadre de sa mission a dénigré son employeur d’origine.

Pour en savoir plus