Urbanisme réglementaire

Quel que soit votre projet (constructions neuves, agrandissements, aménagements, travaux extérieurs, etc.), des démarches sont à effectuer auprès du service urbanisme de votre mairie.

En fonction de votre projet, vous avez des démarches à effectuer, soit sous forme de permis de construire, soit de déclarations préalables ou encore de permis d’aménager ou de démolir.

Une liste des pièces à fournir exhaustive et détaillée, et une notice explicative sont jointes à l’imprimé de demande.

Lors du dépôt du dossier sur la plateforme TOODEGO en Mairie, un récépissé sera remis, qui précisera le délai d’instruction « de droit commun » applicable.

 

Abri de jardin, piscine, extensions ou ouvertures : Déclaration Préalable

Une déclaration préalable est exigée si vos travaux créent entre 5 m² ou 20 m² de surface de plancher ou d’emprise au sol. Ce seuil de 20 m² peut être porté à 40 m² pour les travaux concernant l’extension d‘une construction existante se situant dans une zone Urbaine du PLU-H.

Attention : si la surface créée (même très basse) porte la surface globale au-dessus du seuil de 150m² de surface de plancher, un recours à l’architecte est obligatoire et votre demande passe par conséquent en régime de permis de construire. Cette règle ne s’applique pas aux constructions ayant déjà la surface de plancher supérieure à 150m².

Si la surface créée est inférieure à 5m² de surface de plancher ou d’emprise au sol et que le projet ne se trouve pas dans un périmètre de protection des abords d’un Monument Historique, aucune demande n’est à formuler en Mairie. Néanmoins, le règlement du PLU-H et le Code de l’urbanisme doivent être respectés.

Une déclaration préalable de travaux est également obligatoire si vos travaux modifient l’aspect extérieur du bâtiment. Les travaux peuvent concerner :

  • Le remplacement d’une porte ou d’une fenêtre,
  • Le percement d’une nouvelle fenêtre,
  • Le choix d’une nouvelle couleur de peinture pour la façade,
  • La création ou réfection de clôture,
  • Le changement de toiture.

Aussi, la construction d‘une piscine, même hors-sol, est soumise à une déclaration préalable de travaux (sauf pour piscine d’une surface inférieure à 10m² hors PDA).

Le délai d’instruction d’un dossier de déclaration préalable de travaux est de 1 mois à partir de la date du dépôt du dossier. Ce délai peut être modifié par la présence d’un secteur protégé de type PDA (Périmètre délimitant les abords d’un monument historique) et un délai supplémentaire d’un mois s’ajoute.

Certaines divisions foncières sont soumises à déclaration préalables. N’hésitez pas de prendre contact avec un géomètre ou avec le service urbanisme pour en savoir plus.

 

Nouvelle construction, extension importante : Permis de construire

Tout travaux de construction nouvelles nécessite le dépôt d’un permis de construire. Aussi, dans le cadre d’une extension d’une surface supérieure à 40m² de surface de plancher ou d’emprise au sol, el régime de permis de construire s’applique.

Attention : si vous créez une surface inférieure à 20m² sur un terrain nu, vous êtes obligé de déposer un permis de construire et non pas une déclaration préalable de travaux.

Attention : si la surface créée (même très basse) porte la surface globale au-dessus du seuil de 150m² de surface de plancher, un recours à l’architecte est obligatoire et votre demande passe par conséquent en régime de permis de construire. Cette règle ne s’applique pas aux constructions ayant déjà une surface de plancher supérieure à 150m².

Le délai d’instruction d’un permis de construire d’une maison individuelle et ses annexes est de 2 mois (droit commune) et 1 mois supplémentaire si le bien se trouve dans le secteur protégé PDA. Ce délai est différent en cas de permis de construire pour plus de 2 maisons individuelles ou de l’habitat collectif et s’élève à 3 mois en droit commun.

Divisions : Permis d’aménager ou Déclaration préalable de travaux

Certaines divisions foncières sont soumises à déclaration préalables, d’autres à permis d’aménager. N’hésitez pas de prendre contact avec un géomètre ou avec le service urbanisme pour en savoir plus.

Début et fin de travaux

Il est important de nous signaler tout début de chantier (valable pour els permis uniquement) et tout fin de travaux.

Pour ce faire, une Déclaration d’ouverture de chantier  (en cas de permis de construire et permis d’aménager uniquement) est à déposer à l’ouverture du chantier et une Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux (DAACT) est à fournir à la fin des travaux en Mairie.

Si la Mairie ne vous a pas contacté dans un délai de 3 mois (5 mois en secteur PDA) à partir de la date du dépôt de la DAACT, on considère que votre conformité est tacite. La Maire peut vous fournir, sous demande, un certificat de conformité tacite.

Les travaux doivent impérativement commencer dans un délai de 3 ans suivant l’obtention de l’autorisation d’urbanisme. Une fois que les travaux ont commencé, ils ne doivent pas être interrompus pendant plus de 1 an. Ils peuvent être échelonnés à condition que chaque interruption soit inférieure à 1 an et que les travaux exécutés d’une année sur l’autre soient suffisamment importants et significatifs. Si ces délais ne sont pas respectés, l’autorisation d’urbanisme devient caduque.

Le titulaire peut demander le prolongement de son autorisation pour une durée de 1 an si les travaux ne peuvent pas être commencés dans le délai de 3 ans ou s’il prévoit d’interrompre le chantier pendant plus d’une année. La demande de prolongement doit intervenir 2 mois avant l’expiration du délai de validité de l’autorisation.

La Déclaration Attestant l’achèvement et la conformité des travaux est un document qui permet d’attester la conformité des travaux effectués avec l’autorisation obtenue et obtenir par la suite un certificat de conformité. Le dépôt d’une Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux est obligatoire à l’achèvement des travaux lorsque ces derniers avait fait objet d’une déclaration préalable de travaux, d’un permis de construire ou d’un permis d’aménager. Le permis de démolir ne fait objet de dépôt de la Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux.

Le délai d’instruction d’une Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux est de 3 mois. Passé ce délai et sans nouvelle de l’administration, il est considéré que la Mairie ne s’est pas opposée à votre déclaration et que votre conformité est obtenue tacitement.

Plus d’informations et obtenir le formulaire.

 

Déclaration d’ouverture de chantier 

La déclaration d’ouverture de chantier signale à la mairie le début des travaux. Son dépôt est obligatoire uniquement en cas de permis de construire ou de permis d’aménager.

Plus d’informations et télécharger le formulaire.

Tout projet d’installation d’enseigne ou de matériel supportant la publicité est soumis à demande d’Autorisation Préalable ou de déclaration préalable.

Mais avant tout, contactez la Mairie car le Service Urbanisme peut apporter des éléments de type matériaux, couleurs, dimensions etc.

De plus, si votre projet se trouve dans un périmètre délimitant les abords d’un monument historique, la consultation de l’Unité départementale de l’Architecture et du patrimoine sera obligatoire. Bien souvent, les Architecte Bâtiment de France apporte des préconisations complémentaires.

Plus d’informations relatives aux démarches à effectuer, formulaire, délai d’instruction.

 

Tout travaux, d’intérieur ou d’extérieur, portant sur un établissement recevant du public doit obligatoirement faire objet d’une demande d’autorisation de travaux au titre du Code de la Construction et de l’Habitation.

Quel que soit votre projet, contacter la Mairie afin de vous assurer que vos travaux sont règlementaires et que vous avez les autorisations nécessaires.

Fiche pratique

Discipline au collège ou au lycée

Vérifié le 07/09/2023 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Votre enfant est victime ou auteur de violences ou d’un acte grave dans son collège ou lycée ?

Le chef d’établissement engage alors une procédure disciplinaire. Il peut décider lui-même de sanctionner l’élève. Il doit saisir obligatoirement le conseil de discipline de l’établissement lorsqu’un membre du personnel est victime de violences physiques. En cas d’atteinte grave aux personnes ou aux biens, aux valeurs de la République et notamment au principe de laïcité, il peut saisir le conseil de discipline départemental.

Nous vous présentons les informations à connaître.

Le chef d’établissement décide seul s’il est nécessaire d’engager une procédure disciplinaire, éventuellement à la demande d’un membre de la communauté éducative.

Par contre, le chef d’établissement doit obligatoirement engager une procédure disciplinaire dans les cas suivants :

  • Un élève est l’auteur de violence verbale à l’égard d’un membre du personnel de l’établissement
  • Un élève commet un acte grave à l’égard d’un membre du personnel ou d’un autre élève
  • Un élève commet un acte portant une atteinte grave aux principes de la République, notamment au principe de laïcité
  • Un élève commet des actes de harcèlement, notamment de cyberharcèlement, à l’encontre d’un autre élève, y compris lorsque ce dernier est scolarisé dans un autre établissement.

 À noter

Dans le cas où un élève commet une atteinte grave aux principes de la République, notamment au principe de laïcité, le chef d’établissement peut demander au Dasen d’engager la procédure disciplinaire à sa place.

Le chef d’établissement peut interdire à votre enfant d’accéder à l’établissement pendant au moins 2 jours avant de prononcer une sanction.

Il ne s’agit pas d’une sanction, mais d’une mesure prise de façon exceptionnelle.

La procédure doit être prévue dans le règlement intérieur de l’établissement.

La décision d’engager ou non une procédure disciplinaire ne peut pas faire l’objet d’un recours devant le tribunal.

Votre enfant est informé des faits qu’on lui reproche et peut consulter son dossier.

Dans un délai d’au moins 2 jours ouvrables, il a le droit de se défendre oralement ou par écrit et de se faire assister par une personne de son choix.

Vous pouvez également présenter des observations.

Le chef d’établissement doit justifier la sanction qu’il prend. Il doit également indiquer les voies et délais de recours.

La décision est envoyée à votre enfant et à vous même par lettre recommandée ou remise en main propre.

Le chef d’établissement l’inscrit dans un registre des sanctions.

Le chef d’établissement peut prononcer les sanctions suivantes :

  • Avertissement
  • Blâme
  • Mesure de responsabilisation jusqu’à 20 heures maximum
  • Exclusion temporaire de la classe jusqu’à 8 jours maximum
  • Exclusion temporaire de l’établissement jusqu’à 8 jours maximum

  À savoir

le sursis peut être prononcé pour la mesure de responsabilisation et l’exclusion temporaire de la classe ou de l’établissement. Une mesure de responsabilisation peut être décidée pour remplacer l’exclusion temporaire de la classe ou de l’établissement avec l’accord de votre enfant.

Les sanctions sont inscrites au dossier administratif de votre enfant. Elles y sont conservées pour une durée limitée.

Il existe 2 types de recours : le recours administratif et le recours contentieux.

Recours administratif

Votre enfant, ou vous-même s’il est mineur, pouvez faire un recours administratif contre la décision du chef d’établissement dans un délai de 2 mois après la notification de la décision.

Ce recours peut être présenté au chef d’établissement (recours gracieux) ou à l’autorité académique (recours hiérarchique).

Recours contentieux

Votre enfant, ou vous-même s’il est mineur, pouvez faire un recours contentieux contre la sanction prononcée par le chef d’établissement.

Ce recours doit être déposé au tribunal administratif du lieu de l’établissement scolaire dans un délai de 2 mois après la notification de la sanction.

Vous pouvez également faire un recours contentieux contre une décision de rejet prononcée après un recours administratif dans un délai de 2 mois après la notification de la décision de rejet.

Où s’adresser ?

Le conseil compétent est celui de l’établissement où l’élève est inscrit.

La composition du conseil de discipline est différente au collège et au lycée.

  • Composition

    Le conseil de discipline comprend les 14 membres suivants :

    • 9 membres de l’établissement : le chef d’établissement, son adjoint, 1 conseiller principal d’éducation (CPE), le gestionnaire de l’établissement et 5 représentants élus des personnels
    • 3 représentants élus des parents d’élèves
    • 2 représentants élus des élèves

    Tous les membres font partie du conseil d’administration de l’établissement.

    Dans le cas où le conseil de discipline est réuni pour des faits d’atteinte grave aux principes de la République ou au principe de laïcité, le Dasen (ou son représentant) peut en assurer la présidence. Pour cela, le chef d’établissement doit lui en faire la demande.

    Dans ce même cas, le Dasen peut désigner une personne de l’académie, compétente dans le domaine des atteintes aux principes de la République ou au principe de laïcité, pour siéger au conseil de discipline. Pour cela, le chef d’établissement doit lui en faire la demande.

    Élection des membres

    Les représentants sont élus par leurs pairs à l’occasion de la 1re réunion du conseil d’administration qui suit son élection.

    L’élection a lieu au scrutin proportionnel au plus fort reste pour les représentants des élèves, des personnels enseignants et des parents d’élèves.

    L’élection a lieu au scrutin uninominal à 1 tour pour les personnels administratifs, sociaux et de santé, techniques, ouvriers et de service.

    En cas d’égalité des voix, le plus jeune des candidats est déclaré élu.

    Chaque membre doit avoir un suppléant, désigné dans les mêmes conditions.

  • Composition

    Le conseil de discipline comprend les 14 membres suivants :

    • 9 membres de l’établissement : le chef d’établissement, son adjoint, 1 conseiller principal d’éducation (CPE), le gestionnaire de l’établissement et 5 représentants élus des personnels
    • 2 représentants élus des parents d’élèves
    • 3 représentants élus des élèves.

    Dans le cas où le conseil de discipline est réuni pour des faits d’atteinte grave aux principes de la République ou au principe de laïcité, le Dasen (ou son représentant) peut en assurer la présidence. Pour cela, le chef d’établissement doit lui en faire la demande.

    Dans ce même cas, le Dasen peut désigner une personne de l’académie, compétente dans le domaine des atteintes aux principes de la République ou au principe de laïcité, pour siéger au conseil de discipline. Pour cela, le chef d’établissement doit lui en faire la demande.

    Élection des membres

    Les représentants des personnels et des parents d’élèves sont élus par leurs pairs à l’occasion de la 1re réunion du conseil d’administration qui suit son élection.

    Les représentants des élèves sont élus par les délégués des élèves lors de leur 1re réunion en assemblée générale.

    L’élection a lieu au scrutin proportionnel au plus fort reste pour les représentants des personnels enseignants et des parents d’élèves.

    Elle se déroule au scrutin plurinominal à 1 tour pour les représentants des élèves.

    L’élection a lieu au scrutin uninominal à 1 tour pour les personnels administratifs, sociaux et de santé, techniques, ouvriers et de service.

    En cas d’égalité des voix, le plus jeune des candidats est déclaré élu.

    Chaque membre doit avoir un suppléant, désigné dans les mêmes conditions.

Le chef d’établissement décide s’il faut réunir le conseil de discipline.

Il peut notamment saisir le conseil de discipline dans les cas suivants :

  • Un élève est l’auteur de violence verbale à l’égard d’un membre du personnel de l’établissement
  • Un élève commet un acte grave à l’égard d’un membre du personnel ou d’un autre élève
  • Un élève commet un acte portant une atteinte grave aux principes de la République, notamment au principe de laïcité
  • Un élève commet des actes de harcèlement, notamment de cyberharcèlement, à l’encontre d’un autre élève, y compris lorsque ce dernier est scolarisé dans un autre établissement.

Lorsqu’un membre de la communauté éducative a demandé par écrit la réunion du conseil de discipline, le chef d’établissement doit notifier à cette personne sa décision de refus et la motiver.

  À savoir

le chef d’établissement doit saisir obligatoirement le conseil de discipline si un membre du personnel de l’établissement a été victime de violences physiques.

Le chef d’établissement peut interdire à votre enfant d’accéder à l’établissement jusqu’à la réunion du conseil de discipline.

Il ne s’agit pas d’une sanction mais d’une mesure exceptionnelle.

Convocation

Le chef d’établissement fixe la date de la séance.

Il convoque votre enfant, vous-même et éventuellement la personne chargée de le défendre par lettre recommandée ou remise en main propre contre signature.

Le chef d’établissement convoque par tout moyen, y compris par mail les personnes suivantes :

  • Personne ayant demandé la comparution de l’élève
  • Témoins pouvant éclairer le conseil sur les faits reprochés à l’élève. S’ils sont mineurs, leurs représentants légaux doivent aussi être convoqués
  • Membres du conseil

Les convocations doivent être transmises au moins 5 jours avant la date de la séance.

Pour des raisons de sécurité, le chef d’établissement peut délocaliser le conseil de discipline dans un autre établissement scolaire ou dans les locaux de l’inspection académique.

Tenue du conseil

Le président du conseil de discipline expose les faits.

Le conseil entend votre enfant. Vous-même et la personne chargée de l’assister pouvez aussi prendre la parole si vous en faites la demande.

Le président donne également la parole aux personnes suivantes :

  • 2 professeurs de la classe (désignés par le chef d’établissement)
  • 2 délégués de la classe
  • Personne ayant demandé la comparution de l’élève
  • Témoins susceptibles d’éclairer le conseil sur les faits reprochés à l’élève
  • Toute personne pouvant fournir des éléments d’information utiles sur l’élève

Chaque partie doit présenter ses arguments.

Le conseil de discipline délibère à bulletins secrets à la majorité des suffrages exprimés.

Le président vous informe aussitôt de la décision du conseil.

Cette décision est notifiée par lettre recommandée, avec mention des délais et voies de recours possibles.

Le conseil peut prononcer les sanctions suivantes :

  • Avertissement
  • Blâme
  • Mesure de responsabilisation jusqu’à 20 heures maximum
  • Exclusion temporaire de la classe jusqu’à 8 jours maximum
  • Exclusion temporaire de l’établissement jusqu’à 8 jours maximum
  • Exclusion définitive de l’établissement

  À savoir

le sursis peut être prononcé pour la mesure de responsabilisation et l’exclusion temporaire de la classe ou de l’établissement. Une mesure de responsabilisation peut être décidée pour remplacer l’exclusion temporaire de la classe ou de l’établissement avec l’accord de votre enfant.

Les sanctions sont inscrites au dossier administratif de votre enfant. Elles y sont conservées pour une durée limitée.

Recours administratif

Une décision d’un conseil de discipline peut faire l’objet d’un recours administratif auprès du recteur de l’académie.

Ce recours doit être fait dans les 8 jours qui suivent la notification écrite de la sanction.

Le recours peut être réalisé par votre enfant (ou vous-même s’il est mineur) ou par le chef d’établissement.

Le recteur d’académie prend sa décision après avoir consulté une commission académique d’appel.

La décision doit intervenir dans un délai d’1 mois à partir de la réception du recours.

Recours contentieux

Pour faire un recours devant le tribunal administratif, il faut obligatoirement avoir fait un recours administratif auprès du recteur d’académie.

Votre enfant, ou vous-même s’il est mineur, pouvez contester la décision du recteur d’académie lorsqu’elle est défavorable.

Le recours contentieux doit se faire devant le tribunal administratif du lieu de l’établissement scolaire dans un délai de 2 mois après la notification de la décision du recteur d’académie.

Le tribunal se prononce sur la décision du recteur d’académie et non sur la sanction prononcée par le conseil de discipline.

Où s’adresser ?

Le conseil de discipline départemental comprend les membres suivants :

  • Directeur académique des services de l’Éducation nationale ( Dasen) ou son représentant
  • 2 représentants des personnels de direction
  • 2 représentants des personnels d’enseignement
  • 1 représentant des personnels d’établissement
  • 1 conseil principal d’éducation
  • 2 représentants des parents d’élèves
  • 2 représentants des élèves.

Ces représentants (sauf le Dasen ) sont tous membres d’un conseil de discipline d’établissement.

Ils sont nommés pour 1 an par le recteur d’académie.

Atteinte grave aux personnes ou aux biens

Pour convoquer le conseil de discipline départemental, le Dasen doit être saisi par le chef d’établissement lorsque les motifs suivants sont réunis :

  • Des faits d’atteinte grave aux personnes ou aux biens
  • Risque pour la sérénité du conseil, l’ordre ou la sécurité de l’établissement

Votre enfant doit avoir été exclu définitivement d’un établissement scolaire ou avoir fait l’objet de poursuites pénales pour les mêmes faits.

Atteinte grave aux valeurs de la République ou au principe de laïcité

Pour convoquer le conseil de discipline départemental, le Dasen doit être saisi par le chef d’établissement lorsque les motifs suivants sont réunis :

  • Des faits d’atteinte grave aux valeurs de la République et notamment au principe de laïcité
  • Risque pour la sérénité du conseil, l’ordre ou la sécurité de l’établissement

Le chef d’établissement peut interdire à votre enfant d’accéder à l’établissement jusqu’à la convocation du conseil de discipline départemental.

Il ne s’agit pas d’une sanction, mais d’une mesure exceptionnelle.

Convocation

Le chef d’établissement fixe la date de la séance.

Il convoque votre enfant, vous-même et éventuellement la personne chargée de le défendre par lettre recommandée ou remise en main propre contre signature.

Le chef d’établissement convoque par tout moyen, y compris par mail les personnes suivantes :

  • Personne ayant demandé la comparution de l’élève
  • Témoins pouvant éclairer le conseil sur les faits reprochés à l’élève. S’ils sont mineurs, leurs représentants légaux doivent aussi être convoqués
  • Membres du conseil

Les convocations doivent être transmises au moins 5 jours avant la date de la séance.

Pour des raisons de sécurité, le chef d’établissement peut délocaliser le conseil de discipline dans un autre établissement scolaire ou dans les locaux de l’inspection académique.

Tenue du conseil

Le président du conseil de discipline expose les faits.

Le conseil entend votre enfant. Vous-même et la personne chargée de l’assister pouvez aussi prendre la parole si vous en faites la demande.

Le président donne également la parole aux personnes suivantes :

  • 2 professeurs de la classe (désignés par le chef d’établissement)
  • 2 délégués de la classe
  • Personne ayant demandé la comparution de l’élève
  • Témoins susceptibles d’éclairer le conseil sur les faits reprochés à l’élève
  • Toute personne pouvant fournir des éléments d’information utiles sur l’élève

Chaque partie doit présenter ses arguments.

Le conseil de discipline délibère à bulletins secrets à la majorité des suffrages exprimés.

Le président vous informe aussitôt de la décision du conseil.

Cette décision est notifiée par lettre recommandée, avec mention des délais et voies de recours possibles.

Le conseil peut prononcer les sanctions suivantes :

  • Avertissement
  • Blâme
  • Mesure de responsabilisation jusqu’à 20 heures maximum
  • Exclusion temporaire de la classe jusqu’à 8 jours maximum
  • Exclusion temporaire de l’établissement jusqu’à 8 jours maximum
  • Exclusion définitive de l’établissement

  À savoir

le sursis peut être prononcé pour la mesure de responsabilisation et l’exclusion temporaire de la classe ou de l’établissement. Une mesure de responsabilisation peut être décidée pour remplacer l’exclusion temporaire de la classe ou de l’établissement avec l’accord de votre enfant.

Les sanctions sont inscrites au dossier administratif de votre enfant. Elles y sont conservées pour une durée limitée.

Recours administratif

Une décision d’un conseil de discipline peut faire l’objet d’un recours administratif auprès du recteur de l’académie.

Ce recours doit être fait dans les 8 jours qui suivent la notification écrite de la sanction.

Le recours peut être réalisé par votre enfant (ou vous-même s’il est mineur) ou par le chef d’établissement.

Le recteur d’académie prend sa décision après avoir consulté une commission académique d’appel.

La décision doit intervenir dans un délai d’1 mois à partir de la réception du recours.

Recours contentieux

Pour faire un recours devant le tribunal administratif, il faut obligatoirement avoir fait un recours administratif auprès du recteur d’académie.

Votre enfant, ou vous-même s’il est mineur, pouvez contester la décision du recteur d’académie lorsqu’elle est défavorable.

Le recours contentieux doit se faire devant le tribunal administratif du lieu de l’établissement scolaire dans un délai de 2 mois après la notification de la décision du recteur d’académie.

Le tribunal se prononce sur la décision du recteur d’académie et non sur la sanction prononcée par le conseil de discipline.

Où s’adresser ?